Surplus de quarts : que nous réservent les Als?
publié le 5 avril 2010 à 09h50 par Marco St-Yves (Marco St-Yves)
Anthony Calvillo - SLAM
Dans une ville comme Montréal où, on le sait, toute l'attention médiatique est dirigée vers le Canadien de Montréal de septembre à avril, il ne reste que peu de journalistes attitrés à la couverture d'autres sports comme le baseball, le soccer et le football durant cette période.
Le 5 mars dernier, le grand manitou des Alouettes de Montréal, Jim Popp, a annoncé que l'équipe en était venue à une entente avec l'ailier défensif Gavin Walls, le bloqueur Skip Seagraves, de même que le quart arrière Cody Pickett. Ce dernier a apposé sa signature au bas d'un contrat de deux ans plus une année d'option. La nouvelle a fait peu de vagues, se méritant tout au plus quelques lignes dans les différents médias. Cependant, cette annonce a de quoi surprendre.
Pickett, qui aura 30 ans lorsque la saison se mettra en branle, a évolué avec les Argonauts de Toronto au cours des trois dernières années. Il a été repêché par les 49ers de San Francisco en 2004, jouant également pour les Raiders d'Oakland et les Texans de Houston de la NFL.
Le portrait de l'équipe montréalaise est plutôt intrigant présentement. Calvillo, qui pourrait bien en être à sa dernière saison au sein du circuit canadien, n'ira nulle part. Même s'il aura 38 ans bientôt, on n'échange pas un quart arrière aussi doué dans une ligue où, justement, les bons quarts se font rares. Le directeur général montréalais a de plus déclaré cet hiver que Calvillo serait en poste à Montréal aussi longtemps qu'il le voudrait. Oublions donc un échange impliquant ce dernier.
Or, là où ça devient plus compliqué, c'est derrière Calvillo. Adrian McPherson a fait bonne impression durant les pratiques l'an dernier, et avec un peu plus de temps d'utilisation, certains voient en lui un certain potentiel, chose qu'on n'a pas vue souvent venant d'un quart substitut à Montréal au cours des dernières années. On le dit mobile, rapide, des atouts que Calvillo n'a jamais eus.
Suite à la dernière conquête de la Coupe Grey, McPherson aurait demandé à être échangé. Désirant être utilisé davantage, McPherson ne voit pas comment il pourra se mettre en valeur à Montréal, considérant le statut que Calvillo possède ici.
Il y a également Chris Leak, 24 ans, le troisième quart de la formation, qui ne devrait pas voir d'action en 2010. Pourtant, on dit de bonnes choses sur lui également.
Et il y a maintenant ce Cody Pickett. Ce dernier a complété 145 passes sur les 235 qu'il a tentées l'an dernier avec les Argonauts (il a partagé le travail avec Kerry Joseph). Pas si mal, nous en conviendrons.
Or, même si Pickett n'a probablement rien d'un futur Joe Montana, pourquoi un quart arrière avec une feuille de route comme la sienne accepterait de signer à Montréal pour deux ans et une année d'option? Aurait-il demandé et obtenu certaines garanties de la part du directeur-gérant des Alouettes?
Il a fort à parier que Pickett ne s'en vient pas ici dans le but de mêler les cartes au sein des cheerleaders de l'équipe. Deux hypothèses surgissent donc: ou bien Calvillo en est vraiment à sa dernière saison dans la LCF et qu'on désire garder à la fois Pickett et McPherson afin d'assurer une relève adéquate en 2011, ou bien Jim Popp a l'intention d'accommoder son joueur mécontent et l'expédier sous d'autres cieux avant le début de la prochaine saison.
Pariez sur cette deuxième hypothèse.
Mark Trestman de retour
Malgré les rumeurs qui ont circulé à son sujet après la victoire dramatique des oiseaux lors de la dernière finale de la Coupe Grey, Mark Treastman ne semble pas destiné à parapher un contrat qui le ramènerait dans la NFL. Du moins, pas pour l'instant.
Les Alouettes version 2010, c'est lui qui en héritera. Peu importe l'identité du quart arrière de l'équipe lorsque l'équipe foulera le terrain des Roughriders, en Saskatchewan, le premier juillet prochain, les Alouettes pourront toujours prétendre à la victoire.
On dit de Jim Popp qu'il a du flair, et qu'il a un don particulier afin de dénicher la perle rare, de trouver le joueur manquant qui viendra s'ajouter à l'équipe en place.
À ce jour, Mark Treastman se veut probablement sa plus belle trouvaille. Critiqué à son embauche parce qu'il ne pouvait pas indiquer le chemin des toilettes en français, il est aujourd'hui considéré comme la plus belle invention depuis l'avènement de la tapette à mouches.
Les temps changent, n'est-ce pas?
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