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Une défaite qui fait mal pour l'Impact - Soccer : Impact





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JF Caty


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Une défaite qui fait mal pour l'Impact

publié le 21 mai 2009 à 01h28 par JF Caty  (Jean-François Caty)


Stephen deRoux (Pépé Impact)
Stephen deRoux - Pépé Impact

Pour ce deuxième match de l'Impact en championnat canadien, le club se trouvait déjà accolé au pied du mur et n'avait pratiquement pas d'autres choix que de remporter la partie s'il voulait garder espoir d'être couronné pour une huitième année d'affilée, champion de la Coupe des Voyageurs.

L'histoire était similaire pour les Whitecaps de Vancouver, eux aussi défaits (1-0) par le Toronto FC lors de leur premier match et dans l'obligation d'aller chercher les trois points à Montréal. 

Et bien, c'est sans trop de difficulté, profitant des largesses autant offensives que défensives de l'Impact que les Whitecaps de Vancouver sont parvenus à aller chercher une victoire de 2-0 aux mains de l'Impact au stade Saputo devant 11 483 spectateurs bien déçus.

 

 

Un début canon pour Vancouver 

Le tout commençait bien mal pour Montréal alors que la défensive centrale montréalaise, privée de deux piliers en Cédric Jocqueviel et Stefano Pesoli ne se réveillant pas à temps pour le début du match. Le tandem Braz-Pizzolitto laissait ainsi le jeune international canadien Marcus Haber se faufiler et profiter d'une remise de Gordin Chin pour tromper sans difficulté Matt Jordan, et ce bien avant que la plupart des spectateurs ait pu s'installer confortablement dans leur siège (1ère). "Le positionnement de la défensive était mauvais sur le jeu", a prétendu le vétéran défenseur Adam Braz, amené à s'expliquer après le match.

Tirant déjà de l'arrière, le onze montréalais tentait de revenir rapidement. Jay Nolly, le gardien des Whitecaps s'y opposait en début de match, fermant la porte à Eduardo Sebrango sur un tir dévié.

À la 9e minute, les visiteurs passaient proche de doubler leur avance sur un jeu similaire à leur premier but. Le gros Charles Gbeke servait le jeune Ethan Cage, caché derrière un Nevio Pizzolitto piquant une petite sieste. Toutefois, Cage s'avérait moins habile que Haber alors qu'il se trouvait seul devant Jordan et ratait la cible.

Les défenseurs de l'Impact qui connaissait un début de match très délicat étaient encore fautifs sur le deuxième but. L'arrière Takashi Hirano servait bien l'ancien montréalais Charles Gbeke, fin seul devant le filet. Ce dernier profitait de son gabarit imposant pour s'imposer et y aller de son arme de prédilection, une tête en puissance qui trompait Jordan (16e).

 

Profitant de leur rapidité, les joueurs de l'ouest ridiculisaient complètement la paire Pizzolitto-Braz dans la première demi-heure, elle qui était incapable de suivre le rythme. Quant au latéral droit, Kevin Sakuda, il se montrait bien peu à son avantage face aux incisifs Ansu Touré et  Takashi Hirano.

 

La valse des poteaux

Cherchant à empêcher une remontée, l'entraîneur islandais Teitur Thodarsson faisait entrer un autre défenseur en la personne du Canadien Justin Thompson juste avant la demi-heure. Ce changement, il le regrettait presque alors que dès la reprise du jeu, Joey Gjersten y allait d'une frappe qui s'écrasait sur la tige horizontale. Le cerbère des visiteurs au sol, Roberto Brown recevait sur sa tête le retour de lancée, mais il ne pouvait faire mieux que son coéquipier en frappant lui aussi la barre.

Le proverbe jamais deux sans trois s'avérait encore une fois véridique lorsque six minutes plus tard, sur une faute de Martin Nash face à Eduardo Sebrango, qui aurait très bien pu valoir un carton jaune au frère de Steve Nash, Rocco Placentino touchait à son tour le poteau horizontale sur un coup franc en puissance.

Juste avant la mi-temps, l'Impact tentait à tout prix de réduire l'écart et réussisait à se créer quelques occasions. Gjersten y allait d'une belle poussée et centrait sur Brown qui n'y allait pas malheureusement de son plus bel effort, tandis que sur la phase offensive suivante, Simon Gatti mettait aussi son grain de sel, mais Nolly se montrait intraitable sur sa frappe à ras le sol.

 

 

Mission Impossible? Trois buts en 45 minutes

La mission  pour la deuxième demie aurait pu être simple si l'Impact avait été une formation de football américain alors qu'un botté aurait été suffisant. Hélas, le onze montréalais est une équipe de soccer et dans ce sport, inscrire trois but en 45 minutes tout en restant hermétique en défensive relève de l'exploit.

Rien ne les empêchait toutefois d'essayer et l'effort y était en deuxième partie de rencontre. Dos Santos y allait notamment de changement tactique. L'heure de jeu ne s'était pas écoulée encore en entier que Marc Dos Santos substituait le défenseur Zanzan pourtant de loin le plus solide à l'arrière pour faire de la place à Stephen Deroux. Probablement pour que ce dernier crée des étincelles sur son flanc, capable de changer la dynamique du match et peut-être même faire tourner la chance du côté de Montréal.

 

Cela semblait fouetter temporairement les Montréalais, Gjersten perçait de nouveau tant bien que mal la défensive des visiteurs et s'offrait un tir passe qui déviait chemin faisant sur Simon Gatti  passant par là et allait côtoyer le poteau (62e).

 

Brown rate tout

Un beau centre pour une fois de Sakuda, il faut le dire à la 66e minute qui servait Deroux qui lui recadrait le ballon pour Roberto Brown, mais ce dernier ne trouvait pas davantage le but de Nolly que les fois précédentes. Le jeune Deroux rarement utilisé cette saison comme arrière montrait de belles choses à cette position, driblant notamment avec succès quelques adversaires. Cela provoquait deux bonnes chances montréalaises mais Jay Nolly sortait tour à tour pour contrer les efforts de Sebrango puis justement de Deroux, respectivement à la 73e et à 79e minute de jeu.

Jordan peu occupé à la suite de la tempête du premier quart d'heure de jeu voyait un peu d'action dix minutes avant la fin du temps réglementaire. Sur un centre de Wes Knight, le très solide arrière droit des visiteurs, Sakuda s'enfargeait dans ses pieds, jouait nonchalamment et laissait ainsi Justin Moose s'échapper sur l'aile. Il fallait une remarquable parade de Jordan pour stopper la frappe enroulée de Moose.

Si l'Impact a été incapable de faire bouger les cordages, ce n'est parce que les joueurs n'ont pas essayé. Les attaques se répétaient mais sans succès. Félix Brillant très énergique sur l'aile armait d'ailleurs une frappe…hors-cible. Puis Peter Byers, fraîchement entré en jeu n'avait pas plus de succès décalé sur l'aile (87e).

Les 4000 spectateurs encore présents dans les arrêts de jeu avaient à tout le moins un bref instant de réjouissance. L'Impact allait inscrire un but qui allait être…refusé. Nevio Pizzolitto poussant le ballon dans le filet, sauf que le juge de ligne décidait de rappeler les joueurs à l'ordre pour hors-jeu.

 Après la rencontre, le nouvel entraîneur-chef de l'Impact, Marc Dos Santos s'est quand même dit satisfait de l'effort de sa troupe tout en précisant qu'il allait remédier à certains problèmes dans un futur proche. "Nous avons commis deux erreurs défensives en début de match, mais j'ai trouvé notre attitude excellente. Nous avons eu beaucoup de chance de marquer. Leurs buts sont survenus sur des pertes de ballon dans les zones intermédiaires, des erreurs tactiques que nous allons corrigé, a précisé Dos Santos tout en gardant espoir, le championnat canadien n'est pas fini, nous sommes encore vivants mathématiquement". 

L'ailier Rocco Placentino, l'un des meilleurs ce soir pour Montréal, avait lui aussi une vision relativement  positive de ce match. "Nous avons frappé trois poteaux, cela veut dire que l'on crée à tout le moins des chances de marquer."

 

Si la mine était basse dans les rangs montréalais, on ne pas en dire autant de l'attaquant Charles Gbeke, ancien porte-couleur de l'Impact et auteur du deuxième but. "Nous sommes venus ici dans l'espoir de gagner le match, nous avons réussi ce qui nous place dans une bonne position pour la suite de la compétition. L'entraîneur Thodarsson a mis en place un système de jeu et nous croyons à présent à cette façon de jouer", a affirmé le gros attaquant de Vancouver, tout sourire, précisant que la stratégie de son équipe est d'attaquer tôt dans le match.

Même si le titre de champion canadien semble plus loin que jamais pour la troupe de Marc Dos Santos, les Montréalais poursuivent la semaine prochaine cette compétition. Ils auront l'occasion dès mercredi prochain de se venger au domicile des Whitecaps, le stade Swangard.

  • Mon joueur du match pour l'Impact: Zanzan
  • Mention honorable à son substitut Stephen deRoux et à Eduardo Sebrango 
  • Mon joueur du match pour Vancouver: Wes Knight
  • Mention honorable à Jay Nolly

 

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