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Une tempête dans un verre d’eau - Hockey






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Une tempête dans un verre d’eau

publié le 20 février 2009 à 13h30 par tradingmart  (Martin Brouillard)


sur le party (internet)
sur le party - internet

Les gens qui suivent le hockey depuis les quarante dernières années vous le diront, les joueurs du Canadien se sont avéré être du vrai bonbon pour les journalistes. De véritables machines à imprimer de l'argent sans soucis, voilà ce qu'ils sont devenus. Ces PME ambulantes que sont les joueurs de hockey sont exposés aux loisirs nocturnes de la ville de Montréal et évidement tous les désagréments qui viennent avec.

Dans toutes les sphères de la société, un pourcentage de gens sont exposés par ces distractions et malheureusement tombent dans le piège de la consommation. Aujourd'hui devons nous être surpris des allégations envers les présumés joueurs du Canadien? On nous prévoyait une bombe, et quel résultat a-t-on obtenu? 3 joueurs auraient eu des contacts avec un homme qui entretenait des liens avec le crime organisé. Un petit pétard rien de plus, dans les circonstances. En bref une tempête dans un verre d'eau causé par une série de photos sur internet, des propos provenant d'un animateur en manque de popularité et par une série de défaites sans pareil.

Voyons une petite historique dans la LNH, des dégâts causés par les distractions sur 2 joueurs et les impacts sur le Canadien aujourd'hui. 

Derek Sanderson : la vie après l'excès

Né le 16 juin 1946, l'ancien joueur des Bruins de Boston de 6 pieds deux est considéré comme un joueur au talent inégalé. Un fin marqueur, imposant et complet, il gagne le trophée Calder en 1967 et une carrière éclatante prend son envol. Il remporte la Coupe Stanley en 1970 et 1972, signe un lucratif contrat de 2,6 millions $ avec les Blazers de Philadelphie de la nouvelle AMH. Il devient alors le joueur le mieux payé du monde sportif. La signature sur le contrat marque alors le début de la fin pour cet athlète fragile. L'ancien prodige tombe dans l'alcoolisme et rien ne va plus. Après un désastreux séjour de 8 parties avec son équipe, les Bruins le récupèrent pour 2 saisons mouvementées. Puis au terme son association avec les Bruins, il effectuera des séjours avec les Rangers de New-York, les Blues de Saint-Louis ainsi que les Canucks de Vancouver. Il accrochera ses patins en 1978 alors qu'il tentait de relancer sa carrière avec les Penguins de Pittsburgh. 

« The Turk », le surnom de Sanderson, a cumulé les mauvais investissements et  ses habitudes de boisson se sont multipliées à un point tel que ce dernier a sombré dans les rues de Chicago et New-York. Il a même confié qu'il attendait qu'un sans-abri s'endorme sur le banc de parc pour lui prendre son alcool. Des amis l'ont pris en main, et il s'est réhabilité. Son corps ,abusé par des années de consommation et d'excès, a eu besoin de plusieurs chirurgies à la hanche pour se remettre à fonctionner normalement.

Aujourd'hui « The Turk » se tient sur ses deux jambes et donne des conférences pour éloigner les athlètes des horreurs qu'il a vécues. Il est aussi un spécialiste de l'investissement pour les athlètes professionnels, de même que pour guider ces derniers vers une voie qu'il aurait aimé emprunter tout au long de sa vie.

Brian Fogarty et John Kordic : un destin tragique  

Né le 11 juin 1969, le jeune Brian Fogarty était considéré comme un éventuel Bobby Orr dans la LNH, quand les défunts Nordiques de Québec en firent leur premier choix, 9e au total lors de la sélection de 1987 dans l'Aréna Saint-Louis de Détroit. À sa dernière dernière saison avec les Thunders de Niagara Falls, ce dernier fit une récolte monstre de 155 points dont 47 buts, un immense total inégalé à ce jour par un défenseur dans les rangs mineurs. Il fut élu défenseur et joueur de l'année en 1989.

A ses débuts dans la LNH toutefois, rien n'allait plus et les Nordiques envoient le jeune prodige en désintoxication au Minnesota. Ce dernier, en revenant dans l'alignement, a été jumelé avec John Kordic, lui aussi aux prises avec des problèmes de consommation, par l'entraîneur de l'époque Dave Chambers.

On connaît la suite : Kordic est décédé d'un arrêt-cardiaque en 1992 à l'âge de 27 ans et Fogarty est retombé dans ses anciennes habitudes, convaincu qu'il en est la cause directe. Il terminera sa carrière dans la LNH avec le Canadien de Montréal alors qu'il cumula un total de 10 points en 34 parties. Il tentera de relancer sa carrière sans succès dans les rangs mineurs alors que ce dernier a évolué avec le Tornado de Huntsville. Il rendra l'âme quelques temps plus tars, à l'instar de son compatriote Kordic, d'un arrêt-cardiaque à l'âge de seulement 32 ans.

John Kordic a aussi connu une fin aussi tragique. Entretenant des liens douteux avec des gens qui gravitaient autour du crime organisé, Serge Savard bâclera la transaction la plus controversée de l'histoire du CH alors qu'il a envoyé ce dernier aux Maple leafs de Toronto en 1988-89 contre le rapide Russ Courtnall.

Le colosse de né en Alberta était en proie avec ses démons et le directeur-gérant Serge Savard ne sachant plus comment le réorienter, décida de sauter sur l'offre de Toronto qui recherchait désespérément un homme fort capable de jouer au hockey. Le diminutif et rapide attaquant fit rapidement sa marque pour devenir l'un des meilleurs marqueurs du Canadien en cumulant pas moins de 195 points en 250 rencontres.

Pendant ce temps et alors qu'il était adulé à Toronto, les problèmes de consommation de Kordic continurent de prendre de l'ampleur. Il passa alors des mineurs à Toronto aux Captials de Washington pour ensuite connaître une fin tragique avec les Nordiques de Québec en 1991-92.

La liste de joueurs ayant succombé aux tentations est longue, et la nouvelle LNH n'y échappe pas.

Que se passe-t-il maintenant ? 

Le Canadien fait face à une crise majeure dans son environnement interne. L'état major sait ce qui se trame depuis des semaines. Comme dans tout les sphères de gestion, les « cadres » préfèrent que les choses se règlent à l'interne. Par contre, le journaliste et ex-entraîneur du Canadien Jean Perron a tout dévoilé au grand jour ce qui se tramait dans le milieu du Canadien,  profitant de l'occasion pour dévoiler le nom de trois joueurs. Voilà qui a placé le Canadien dans une situation embarrassante. Le criminel Pasquale Mangiola est finalement arrêté avec des documents qui incluraient des numéros de cartes de crédit des frères Kostitsyn, et des liens présumés avec le défenseur Roman Hamrlik

Maintenant c'est le branle-bas de combat. Bob Gainey est très certainement en consultation avec les avocats et les responsables des médias pour faire une sortie et prendre les meilleures décisions possibles. Les dirigeants de la LNH enverront des éclaireurs pour faire la lumière sur un évènement qui pourrait jeter de l'ombre  sur tout le circuit. L'association des joueurs va aussi sans doute faire un constat des dégâts pour protéger leurs membres impliqués. Les agents des joueurs impliqués prépareront de leur côté une défense de leurs « intérêts corporatifs » afin de bien se positionner devant d'éventuelles sanctions.

Cette histoire semble faire plus de bruit que de mal, et semble destinée à mourir de manière lamentable, dans l'œuf. Une histoire qui n'aura vraisemblablement pas de suite apparente et qui va seulement éclater un autre membre du Canadiens et jeter de l'ombre sur une équipe qui ne réussit pas à se mobiliser pour devenir compétitive.

Le Canadien victime de ses insuccès 

Une petite vague causée par un membre impliqué dans les gangs de rue nous a amené à faire une réflexion sur les habitudes de vie nocturne des joueurs. A travers le destin de trois joueurs qui ont connu les affres de la consommation dont deux ont connus une fin tragique, nous savons ce qui peut attendre les joueurs impliqués si ces derniers suivent la voie pavée par la consommation. Les personnes dans l'entourave immédiat des joueurs - dont le directeur-gérant Bob Gainey,  les gens de la LNH, les agents de joueur, les représentants de la NHLPA ainsi que la LNH - tenteront de minimiser l'impact d'un tel évènement sur le circuit Bettman et l'organisation du Canadien. 

Ensuite, le Tricolore sera-t-il vendeur ou acheteur au moment de la date finale des transactions? Si le Canadien continue sa descente aux enfers, il serait très probable de voir ces joueurs "entachés" être impliqués dans une éventuelle transaction. Il est fort à parier que cette histoire montée de fil en aiguille par des journalistes scrupuleux en manque d'émotions sera vite étouffée et que nous passons à côté de la vraie réalité. Dehors les vidanges, on passe à un autre appel.

Espérons toutefois que les joueurs impliqués, ceux connus et ceux qui se terrent dans l'ombre, auront matière à réflexion pour ne pas revivre de tristes histoires comme Fogarty ou Kordic et qu'ils serviront d'exemple à ne pas suivre pour le reste de leurs coéquipiers.

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tradingmart posté le 22 février 2009 @ 00h19

Le branle bas de combat des différentes émissions et membre écrits des médias nous annonçait quelque chose de gros. La mention de l'histoire de fil en aiguille était pour mettre en lumière tout e la mise en scène qui s'était établi pour faire craindre le pire. Finalement, on savait tous au lendemain que ce ne fut qu'une histoire de fait divers sans saveur rien de plus. Veuillez m'excusez si ma phrase n'a pas véhiculé le véritable sens de ma pensée.

Ken Platenpouich posté le 21 février 2009 @ 22h10

''Il est fort à parier que cette histoire montée de fil en aiguille par des journalistes scrupuleux en manque d'émotions sera vite étouffée et que nous passons à côté de la vraie réalité.''

Je ne vois pas pourquoi cette histoire serait montée de fil en aiguille? Les 3 journalistes de La Presse qui ont sorti l'histoire n'ont rien inventé! Les infos n'ont pas été démentis par le CH. Il n'y a pas de sensationalisme là-dedans. Cette histoire est vraie, mais il est aussi vrai qu'on ne peut jamais tout savoir et que c'est certainement mieux ainsi.