Massacre dans la Section Pacifique
publié par J-F D'Aoust dans J-F D'Aoust le 11 oct. 2006 à 13h15 RSS

Suite à mon article de la semaine dernière qui traitait du nouvel uniforme des Sabres de Buffalo, ainsi que de celui des Ducks d’Anaheim, j’ai décidé d’explorer l’univers des logos et des chandails de la Ligue nationale de hockey. Voici donc le premier d’une série de textes qui vont ridiculiser tous les chandails de la ligue. Commençons par la Section Pacifique. Je trouve que c’est un bon début de choisir une section pacifique car s’ils répliquent, ils vont le faire en paix. Sur ce mauvais jeu de mots, on débute avec les Ducks d’Anaheim.
Ducks d'Anaheim
Andy MacDonald et Teemu Selanne se félicitent mutuellement pour le mauvais goût vestimentaire de leur équipe.
Je me cite moi-même : «Cette année, ils ont opté pour un vaisseau spatial en forme de patte de canard du futur qui tient aussi de «D» dans leur nom. Bravo, c'est réussi en terme de look affreux. Mais personne ne s'ennuie du turquoise de l'ancien logo.»
Pour s’assurer que les amateurs ne se demandent pas qui ont pris la place de leur équipe mauve et turquoise avec une tête de canard de dessins animés, les dirigeants des Ducks ont fait écrire le nom de l’équipe sur le chandail. Bonne idée, on saura qui blâmer après que nos yeux auront été brûlés par cet horrible uniforme.
Et cette ligne dorée, qui n’est pas très jolie, me rappelle quelque chose… Mais quoi donc? Ah oui! Un autre canard avec une couleur similaire… Le «loonie» . Et disons qu’un dollar est sûrement le prix le plus élevé que je paierais pour ce chandail.
Stars de Dallas
C’est évident que c’est une photo prise durant la saison, parce que dans les séries, la rondelle est derrière Marty Turco.
Les Stars de Dallas ont décidé de garder les couleurs «gazon» des North Stars du Minnesota. Vert et jaune, assez sûr comme choix. Pour le logo, une étoile. C’est simple, trop simple! Un enfant de 6 ans peut dessiner une étoile. Même qu’un enfant de 6 ans aurait été un peu plus créatif que ça.
Malgré qu’il ait perdu son «C» de capitaine, Mike Modano a toujours des lettres sur le devant de son uniforme, parce que, comme si ce n’était pas assez d’avoir un logo simpliste, les dirigeants ont décidé de faire écrire le nom de l’équipe dans le logo. Mais contrairement à Anaheim, ce n’est pas parce que le club a changé d’uniforme. C’est peut-être un message subtil aux partisans texans : «Vous n’êtes pas intelligents, on va écrire le nom pour que vous sachiez qui encourager.»
Les Stars ont cependant la cote auprès de tous les enfants de 4 ans qui peuvent reproduire le logo avec trop d’aisance.
Kings de Los Angeles
Alexander Frolov et Brent Sopel célèbrent le fait que leur uniforme a des couleurs laides.
Les Kings de Los Angeles ont vu leur uniforme évoluer avant les années. On se souvient tous d’avoir vu Marcel Dionne dans les couleurs mauves et jaunes des Kings. Je m’en souviens de l’avoir vu sur des archives… je ne suis pas si vieux que ça. Ensuite les Kings ont abandonné ces couleurs pour le noir et argent. Mais dernièrement, les Kings ont gardé le noir et l’argent, mais ont ramené le mauve.
Au moins, ils conservent les mêmes couleurs. Sauf que les mélanger, ce n’est pas bon. Noir et mauve? Personne n’a réussi à bien paraître dans ces couleurs et j’inclus le lutteur professionnel The Undertaker durant les années 1990. Quand même le «Deadman» ne réussit pas à nous faire croire au mix noir et mauve, les Kings nous aucune chance d’y arriver!
The Undertaker
Le mauve est trop associé à Pâques. Ou à Tinky Winky. Bref, à n’importe quoi de pas sportif. Les Kings, eux, croient que ça donne de beaux uniformes. La réponse est non. Ça donne le goût de brûler les uniformes. Surtout avec un logo comme ça en plus. Une couronne avec deux bâtons de hockey miniatures. Pas bien le choix d’avoir une couronne quand ton équipe est royale, c’est vrai. Les bâtons miniatures, c’est pour rappeler que l’équipe joue au hockey? Maintenant je crois que c’est pour rappeler que l’uniforme des Kings est laid.
Coyotes de Phoenix
Georges Laraque est fier de son but en pré-saison. Steven Reinprecht est moins content parce que lui au moins, il sait qu’il va compter des buts lors de la vraie saison.
Les Coyotes de Phoenix ont eu une bonne idée : Mettre un coyote sur leur chandail. Au départ, c’était une bonne idée, quoique très logique aussi. Sauf que les dirigeants de Phoenix n’ont pas réussi à faire passer leur bonne idée du papier à la réalité. Un peu comme lorsqu’ils sont allés chercher Brian Savage en 2002, croyant devenir meilleurs en attaque.
Les couleurs du chandail sont le rouge foncé et le blanc. Mais pas beaucoup de blanc. Et du rouge foncé partout… sur les gants, les casques, les culottes, les bas. Avec une ligne de blanc de temps en temps. Un peu comme les Nordiques avec leur uniforme bleu. Il y a des équipes qui n’ont pas compris le principe d’alternance des couleurs sur les culottes, au moins, pour éviter d’avoir l’air d’une grosse masse de couleur unie.
Le logo des Coyotes, maintenant… une tête de coyote qui hurle. En fait, je présume que c’est ça le concept, parce que si on regarde vite fait, ça peut avoir l’air d’une tête décapitée d’un coyote. Il a l’air mort. Même s’il est en vie et que c’est un coyote qui hurle, il a l’air magané. Les yeux fermés qui ont l’air triste et il n’a que quatre dents! Oh non, ne me tue pas, Coyote, ne me mords pas avec tes quatre dents! Il a l’air moins menaçant que Wile E. Coyote, sauf que ce dernier ne sera jamais capable d’attraper Yvan Cournoyer. (Le «Roadrunner», pour les incultes qui ne savent pas le surnom de Cournoyer.)
Attention, les Coyotes vont gagner cette année grâce aux produits ACME.
Sharks de San Jose
Milan Michalek compte un but, ce qui nous fait oublier le manque de goût des Sharks pendant un instant.
Possédant la couleur de base la plus laide du circuit Bettman, le chandail des Sharks de San Jose est une preuve de l’arrivée de l’équipe dans la LNH au cours des années 1990. À l’époque, les gens ont dû voir ce dérivé de turquoise comme une innovation. Maintenant, ça nous rappelle seulement que Pat Falloon a été le premier choix des Sharks au repêchage de 1991. Les Sharks ont choisi Falloon au lieu de Scott Niedermayer, Peter Forsberg, Markus Naslund, Alex Kovalev, Glen Murray et Martin Rucinsky. Bref, tous des joueurs qui auraient été de meilleurs choix que Falloon.
Par contre, les Sharks ont un logo méchant : un requin qui mord un bâton de hockey. On peut voir que c’est un logo d’un temps passé puisque le bâton est en bois. Il ne semble pas avoir de courbe dans la palette également. Un requin qui brise le bâton à la palette droite de Maurice Richard.
Au moins, ils ont choisi un requin qui a l’air méchant. Il n’a pas de mérite de briser un bâton des années 1950, mais il a l’air méchant. C’est le logo le plus méchant de la ligue. Mais en même temps, il est ridicule. Pourquoi il brise des bâtons? C’est une pénalité si tu fais ça à un joueur adverse. Et si tu fais ça à ta propre équipe, comment espères-tu marquer un but? Méchant mais ridicule… un peu comme un requin-marteau.
Méchant mais ridicule, la nouvelle mascotte des Sharks : le requin-marteau.
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